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Humanophones / Faada Freddy au Bikini

En ce mardi 12 avril, le Musicodrome s’est rendu au Bikini pour assister au concert des Humanophones et de Faada Freddy, deux groupes entièrement dépourvus d’instruments. Une soirée sous le signe de la performance vocale, qui nous a littéralement laissée sans voix.

En ce mardi soir, la file d’attente était longue au Bikini. Et pour cause : venues de tous les horizons de la région toulousaine, ce sont 1200 personnes qui ont rempli la fameuse salle du Bikini à Ramonville.

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La soirée commence sur les chapeaux de roues, avec les Humanophones, qui nous présentaient leur nouveau spectacle, Corpus. Pesant chacun de leurs mots, chantant le plus souvent sans paroles, ils ont su s’accompagner du plus ancien des instruments de percussion : leur corps. Dès leur première chanson, ils nous amènent dans la jungle, où s’entremêlent animaux exotiques et espèces singulières. Dans un mélange astucieux de documentaire animalier et de mimes d’une espèce autochtone, ils réussissent à créer une ambiance bien à eux, et à nous y faire rentrer par la grande porte. Reprenant le voyage en main, ce sont les deux chanteurs qui vont se répondre sur Pourquoi Tu Dis Oui ?, où sans que tu t’en rendes compte, “ton corps s’agite”. Après un solo de basse a cappela complètement déjanté, le groupe se munit finalement de deux instruments ; des clochettes. Avec Si on s’éveille pas, Humanophones nous fait maintenant voyager dans le temps, en interprétant une chanson dont les mélodies rappellent celle de Pastime Paradise de ce cher Stevie, tout en restant dans l’univers perché qu’ils se sont complètement approprié.

Mais ce groupe change d’ambiance musicale comme de chemises, et il leur aura suffit d’une petite intervention de leur percussionniste, nous demandant pourquoi nous n’étions pas à Nuit Debout, pour faire quelques milliers de kilomètres et se retrouver en Savoie, où leur swing savoyard avait parfois des accents marocains.

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Sur T’es cap ?, les Humanophones nous emmènent cette fois dans la basse cour, avant que les deux percussionnistes s’essayent à une battle improvisée de percussions, se transmettant à toute allure des boules d’énergie dotées de sons variables. Enfin, la dernière chanson possède un rythme lent digne d’un rap des années 90, et une mélodie de celles qui ne se trouvent qu’en Inde. Les Humanophones, inspirés par Jules Verne, nous ont fait faire le tour du monde en 8 chansons !

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